Vingt-quatre heures, virgule...
Le Blog de B.
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Est-il possible
Possible
De haïr aussi fort
Et de crever
Les murs de ses cris
Ecartelés
Fuis, tremble et regrette
Car je te souhaite
Tout ce que la Nature
A crée de plus sale
Tout ce que l’Aventure
A crée de plus pâle
Puisse la Terre
T’engloutir
A peine auras-tu
Percé à la lumière le ventre de ta mère
Levant un poing rageur terrifiant nouveau né
Dans la grande salle blanche aux murs aseptisés
Plus loin
Sur le toit de ton adolescence
Est un grand puit sans fond
Sans foie
Cent fois tu as craché
Ta bile ton amertume
Sur les dalles de marbre
Sur l’herbe du printemps
Sur le tableau d’ardoise
Sur le bord du trottoir
Sur les photos d’enfance
Sur les secrets des grands
Haine, violence, ardeur
Malfaisante qui tord
Les corps et les sourires
Aux fossettes de cendre
Et aux courbes blessées
Du sang au creux des rides
Tes pleurs dans les flaques
Nourrissent les canards
Et tu jettes des pierres
Avec une force molle
L’espoir s’en est allé
Ricochet ridicule
Sur la surface bleue
Ce bleu froid qui miroite
Il a cru atterrir
Sur quelque île au cœur chaud
Mais ce lac là est rouge
Cette nuit là est noire
Ton fleuve à toi s’écoule
Et tu meurs dans le noir
Ton fleuve à toi s’écoule
Le noir sans oxygène
Le noir sans oxygène
Le noir sans oxyg
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